The premier of a film, “J’ai Oublie de te Dire” (I Forgot To Tell You) featuring Omar Sherif and Emilie Dequenne will be held this week. Filming took place in Perpignan, Argeles, Collioure, Castelnou and Ceret last year and tells a story about an artist, Omar Sharif, who suffers from dimentia and his relationship with an amazing young ‘down and out’ girl, Emile Dequenne.
A young girl, Marie is freed from prison and moves to France, in the hope of starting a new life. Although this new life begins with a menial job, working as a fruit-picker, Marie’s new world soon begins to take shape. A major part of it is a handsome local mechanic Baptiste, who is more than willing to show Marie around town. Equally important is the grandfatherly figure of Jaume, who begins instructing Marie in the finer things in life – art, sculpture and cookery amongst them. As Marie and Jaume bond ever deeper, their friendship develops in a manner that is both heartwarming and inspiring.
Those of you who have been here before will, I am sure, recognise many places in the film.
The following appear on-line in l’independant of 20th April 2010:
PERPIGNAN Premier film tourné à 100 % dans les P.-O.
© Ph. RouahGrand moment de cinéma et de convivialité, hier, pour la présentation en avant-première au MégaCastillet, du premier long métrage du Perpignanais Laurent Vinas-Raymond, “J’ai oublié de te dire”, avec Omar Sharif et Emilie Dequenne. Début d’une carrière cinématographique pour le département ?
Il y avait du bonheur et de la joie, hier après-midi à l’hôtel de la Fauceille, pour la présentation à la presse de ce premier long métrage du Perpignanais Laurent Vinas-Raymond, tourné exclusivement dans le département. Bonheur de l’aboutissement d’un projet qui, comme beaucoup de films à petit budget (3 millions d’euros pour celui-ci), a subi contre-temps et déboires ; joie d’une équipe soudée qui, du réalisateur aux producteurs (Pascal Servais et Thomas Bourguignon) et co-producteurs (les Perpignanais de Cat Studios) en passant par les acteurs (Anne Canovas et Franck Goulard,
présents hier), a cru dans ce beau film. L’histoire d’un vieux monsieur (Omar Sharif, toujours renversant) et d’une jeune fille un peu paumée (Emilie Dequenne, époustouflante de sincérité) que la peinture réunit dans une quête initiatique pour celle-ci et une volonté de transmission de celui-là. Franck Goulard campe avec justesse et pudeur, le fils adoptif et Anne Canovas, subtilement, la demi-soeur protectrice d’une affection fraternelle longtemps quêtée.
Un potentiel économique
Laurent Vinas-Raymond, né à Perpignan en 1966, diplômé de l’ESEC, n’en est pas à son coup d’essai. En 1997, il réalise “L’enfant qui connaissait les femmes” , un court-métrage entièrement tourné à Collioure mais “à l’époque, je n’intéressais personne” , dit-il. Puis en 2001, déjà avec Franck Goulard, “Mes amis d’en France” , un moyen métrage pour le tournage duquel il fut en partie contraint de s’exiler hors du département “J’ai oublié de te dire” est donc son premier long métrage, entièrement tourné dans les P.-O. Les cultures maraîchères, Céret, la tramontane, Aimé-Giral (le match de coupe d’Europe Usap-Trévise l’an dernier), Collioure et Argelès, Castelnou, les Bouillouses et les bougnettes… une partie des richesses du département pare sans ostentation, le film. Et, sans chauvinisme outrancier, on peut se réjouir qu’enfin elles s’affichent sur grand écran. Ce premier long métrage, soutenu par les conseils régional et général, à l’instar de ce que beaucoup d’autres régions et départements font pour le cinéma depuis des années, annonce-t-il un futur pour une industrie cinématographique locale ? C’est ce qu’espère Jean-Philippe Julia, l’un des 7 partenaires de Cat Studios, fondé il y a déjà 5 ans dans cet objectif : “C’est le premier film qui montre toutes les possibilités du département : les décors, les lumières mais aussi le savoir-faire et les talents locaux” . On retrouve notamment pour la musique, la compositrice polonaise installée à Taillet, Joanna Bruzdowicz. Outre la beauté affichée du département, le film tient d’abord la route par ses acteurs.
Le bon casting
“Le bon casting, c’est le plus important. Ce n’est pas moi qui joue. Chaque acteur a sa sensibilité et apporte sa touche, moi j’ai une vision d’ensemble du film et du résultat que je souhaite” , explique le réalisateur. Mais aussi par son scénario. “L’idée de transmission autour de la peinture m’était venue il y a une dizaine d’années grâce au peintre Jacques Claramunt” , se souvient Laurent Vinas. “Le thème de la maladie d’Alzheimer est venu ensuite” Cette autre thématique du film – la douleur des proches désemparés face à l’esprit qui quitte à petit feu méchant, le corps de ceux qu’ils aiment – inscrit crescendo la revendication du libre choix de sa propre mort, dans la dignité. L’une des scènes finales, dans la maison de retraite des Capucines à Argelès, est bouleversante tant est juste et fort le jeu d’Emilie Dequenne, devenue son personnage. Mais la vie reprend ses droits et c’est par un clin d’oeil au “Vieux fusil” de Robert Enrico que s’achève “J’ai oublié de te dire” . “Les films que l’on fait viennent de ceux qu’on a vus et aimés. J’ai grandi avec les films d’Yves Robert, Jean Becker, Claude Sautet. Je m’attache au côté humain des gens” , dit pudiquement Laurent Vinas. Il n’oublie pas de nous le dire dans ce premier film.












































